vendredi 25 août 2023
mercredi 2 août 2023
Passage au stand...! #11Escal'A2roues#108

À trop tirer sur la corde... elle finit par s'user !
À trop utiliser son baudrier... il finit par se déchirer !
Et maintenant qu'est-ce qu'on fait ?!



Heureusement, une fois de plus, on peut compter sur la fidélité et l'efficacité de Petzl et cela même à l'autre bout de la planète ! Merci pour le coup de pouce, si loin cela revêt une saveur encore plus particulière. Merci à Petzl Korea et Annapurna pour l'accueil, on s'est presque senti à la maison !

Rock party à Ulsanbawi"! #11Escal'A2roues#107

Retour à Seoraksan où une grande fête s'organise avant que le déluge ne s'abatte sur nous !
"Rock party route", c'est une très loooongue traversée d'arêtes qui franchit un à un tous les pics de la grande montagne du parc de Seoraksan, Ulsanbawi.

Bon, ce nest pas un scoop... les arêtes c'est toujours long, ça prend un temps fou et on a toujours l'impression de ramer, mais ce coup-ci :
Il s'agit quand même d'escalader 30 pointes, de gravir 51 longueurs et de réaliser 25 rappels... Qui dit mieux ?!

Des longueurs bien raides, des pas de blocs au dessus de vires, des enjambées au dessus du vide, des désescalades, des traversées effrayantes, des passages secrets, des passages d'artif, des dalles lisses et expo, des fissures larges voire très larges.

Un itinéraire très astucieux pour gravir chacun de ces blocs immenses et sauter ces brèches géantes parsemant cette crête qui mesure des kilomètres.





Les arêtes sans fin ont parfois ce côté déprimant, celui qui fait que lorsque l'on se retourne pour observer le chemin parcouru, on le trouve bien riquiqui et que quand on regarde celui qui reste à faire, on se dit que dans une semaine, on y sera encore !
On aura donc choisi la seule journée du voyage où un épais brouillard nous masquera la vue au delà du gendarme suivant, réglant ainsi le problème cité précédemment.

On aura également opté pour une journée où il est prévu que la pluie s'invite à la fête vers 15h pour nous obliger à nous presser un peu. Ça fonctionne plutôt pas mal, on met en marche le mode "pas de course" et l'histoire est ainsi réglée en une seule journée (il paraîtrait que certains profitent de l'aventure en s'offrant un ou deux bivouacs !).

Une belle journée à serpenter au dessus du vide, au milieu de blocs tous plus beaux et surprenants les uns que les autres dans une ambiance cotonneuse.
Je me demande encore si c'est le nuage qui nous aura suivi ou si c'est nous qui poursuivions le nuage ?


Deux grimpeurs, un nuage, du gaz et des dizaines de gendarmes... Quelle drôle de fête, non ?
Plus nous avançons, plus l'équipement devient précaire. C'est à dire que nous installons notre dernier rappel sur une plaquette dont le métal a été très très allégé...
La foudre ?
Peut-être mais peut-être pas... mais quoi alors ?
Dans tous les cas, on se dit qu'il ne doit pas falloir faire du tourisme ici en cas d'orage.
Le nuage se noircit encore davantage et il lâchera finalement ses premières gouttes alors que nous avons déjà rejoint la forêt et sommes sur le chemin du retour vers 14h...

Fin de chantier dans le temps imparti et retour tout pile à l'heure pour la vrai fête : le goûter !!
Alors oui, grimper tous ces pics c'était long mais croyez-le ou non, en dessiner le topo m'est apparu tout aussi interminable !

Seoraksan Seouksagrimpe ?! #11Escal'A2roues#106

Aussitôt débarqués de notre bateau, nous renfourchons nos vélos et nous nous hatons vers les montagnes du nord du pays.
La saison des pluies est à nos trousses et si l'on veut profiter du caillou tant qu'il est encore sec, il vaut mieux ne pas trop traîner.
Bye-bye les vacances de bourgeois au sec sur un voilier, bonjour les vacances de cyclo-grimpeurs roots dans une tente humide !

Seoraksan est un grand parc national qui voit passer, chaque jour, sous son portail d'entrée, un nombre faramineux de promeneurs. Nous nous glissons dans cette foule durant quelques jours.

Seoraksan, c'est un grand massif montagneux situé au Nord Est de la Corée du Sud : différentes vallées, des ruisseaux, un énorme Bouddha, des pics rocheux partout, des temples colorés, des crêtes granitiques qui se découpent sur le ciel, des dalles gravées d'écritures, des forêts sombres, des centaines de marches d'escaliers, des grottes, des espèces de bouquetins, des milliers d'écureuils et même parait-il des ours !







C'est aussi des voies d'escalade, des parcours d'arêtes, un topo inexistant et des infos bien difficiles à dénicher.
Imaginez deux coréens errant dans les bartas du Caroux à la recherche de l'attaque de la Déplasse avec un topo en occitan : À deux ou trois détails près, c'est à cela que l'on ressemble !
Aussi pour trouver de quoi grimper à Seoraksan, il nous aura fallu commencer par nous balader. Marcher quelques kilomètres, ouvrir grand les yeux et utiliser notre dictionnaire coréen-français...

Non pas que les parois soient difficiles à apercevoir puisqu'il y en a un peu partout mais plutôt que les infos soient un vrai petit chantier à trouver. Dans un deuxième temps, il s'agirait ensuite de les déchiffrer.
Nous aurons donc commencé par de longues randonnées le nez en l'air en comptant sur notre sens de l'observation d'ouvreurs et de grimpeurs pour imaginer où se cachent les lignes les plus logiques à grimper !
Finalement, c'est un peu comme retrouver l'ordre logique des choses !


Après avoir essuyé un gros orage le premier jour en montant notre tente qui s'est illico transformée en baignoire, nous avons décidé d'aller à l'hôtel. Fou non ?
En effet, par chance, la vallée compte bon nombre d'hôtels et cerise sur le gâteau, ils sont presque tous à l'abandon. Étrange quand on voit la surfréquentation du lieu. Toujours est-il que pour les SDF que nous sommes c'est une véritable aubaine.
Camp de base parfait !


Nous posons donc notre tente pour une bonne semaine devant la porte cadenassée de l'un d'eux.
Un toit au dessus de nos têtes transforme ainsi les glauques journées de pluie en jours de repos presque grand luxe ! Oui, tout est relatif...
Dois-je ajouter que pour la énième fois en une année de voyage l'un de nos tapis de sol est à nouveau percé et que lassés de le rafistoler tous les trois jours, nous tirons, à présent, chaque soir à la courte paille pour savoir qui se cassera le dos en dormant sur le béton !
Après avoir trouvé ce palace pour des nuits au sec, l'étape suivante consiste à chercher un lieu où nous pourrions garer nos vélos et surtout laisser nos sacoches le temps de nos crapahutages quotidiens. On misera finalement sur la chance et la confiance en laissant vélos et bagages chaque jour à l'entrée du parc sans surveillance particulière.
Yusun-Dae et sa paroi à l'abri des regards sera notre premier objectif.

Une jolie arête de plus d'une dizaine de longueurs bordant la face en guise de mise en bouche et avant d'attaquer des choses plus sérieuses.

En ce dimanche, quelques relais sont un peu encombrés mais cette affluence a l'avantage de nous permettre de découvrir la technique de la collective coréenne quand on se retrouve à 12 compagnons de cordée dans le même itinéraire. Tout le monde encordé ensemble pour une fabuleuse et gigantesque cordée mille pattes !
Même si l'ambiance est plutôt conviviale, on préfère passer notre tour au jeu de la chenille pour ce coup-ci et on s'échappe rapidement vers le haut, ce qui s'avère être plutôt une bonne idée si nous ne voulons pas bivouaquer là !

Un rappel nous dépose sur un chemin de rando qui lui même nous ramène plus ou moins au pied de la voie. Il est encore tôt et il faut rentabiliser ce temps passé à faire la marche d'approche ! Nous choisissons ce coup-ci une voie dans la face de la même paroi : Yusun AB.
Cette voie remonte un grand mur raide, rayé dans sa partie médiane par deux belles fissures parallèles. Cette section nous apparaît comme le crux et après y avoir coincé tout ce qui peut être coincé, on peut dire que le crux était bien là !



Le soleil cogne fort en ce début d'après-midi, le caillou est bouillant, nos gourdes presque vides et nos pieds commencent à se sentir à l'étroit dans nos petits chaussons. Tout cela n'incite pas à trop traîner...
Une à une nous gravissons les sept longueurs et nous nous rapprochons du sommet pour la deuxième fois de la journée.


Nous retrouvons là, nos compagnons de relais rencontrés le matin même. Leur vitesse de progression nous conforte dans l'idée lumineuse d'avoir choisi de les doubler un peu sauvagement mais avec le sourire quelques heures plus tôt.Nous profitons de la fin d'après-midi au frais au bord du ruisseau avant de cacher notre sac sous un bloc afin d'alléger la marche d'approche du lendemain. C'est ensuite reparti pour un tour dans la célèbre paroi rouge.

Ce mur est si déversant dans sa partie haute qu'il a donné du fil à retordre aux courageux grimpeurs coréens qui en tentèrent la première ascension, il y a quelques dizaines d'années. Nous aurons la chance de partager une bière avec l'un d'eux quelques jours plus tard près de Séoul. Nos échanges auront été limités par la langue mais j'imagine que ces aventures ont donné lieu à de succulentes anecdotes !
En tout cas, le topo en dit long aussi... A2, A3+ et même A4, le libre on oublie, on sort étriers, crochet fifi, pitons et marteau ! Nous n'avons pas tout cet attirail d'artificier en magasin ni franchement l'envie de passer des plombes pendus dans un baudrier alors nous optons pour l'une des rares voies d'escalade libre existante sur la paroi rouge. C'est une ligne qui borde la face par son côté droit et qui nous donne l'avantage de profiter d'une arrivée au sommet à moindre frais.
Il est 14h lorsque nous attaquons et la paroi est déjà à l'ombre ! On peut dire que cela fait maintenant quelques temps que nous navions pas eu si chaud !
Non seulement la saison des pluies arrive mais il semblerait que l'été aussi !

On serait bien resté encore quelques jours ici, à Seoraksan, mais un déluge est annoncé.
On profite donc du tout dernier créneau pour se lancer dans une interminable entreprise, une très longue arête sur le sommet principal du massif.

Et comme c'est presque aussi long à décrire qu'à grimper, je vous raconte tout ça une autre fois !
mardi 1 août 2023
Quatorze mois sur la route... !#11Escal'A2roues#105
Un quatorzième mois sur la route c'est :
◇ 17 pays 







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◇ Une capitale 

◇ 1150 km 

◇ Des pistes cyclables

◇ Du bus
, du météo
, un bateau 
, du météo
, un bateau 
◇ 2 spots de grimpe
◇ Des rencontres 


























◇ Un accueil de malade
et des invitations au restaurant 
et des invitations au restaurant 
◇ Des surprises 

◇ 10 jours de grimpe 


◇ Une visite au club alpin 


◇ Des vieux alpinistes coréens 


◇ 1 musée 




◇ De la grimpe trad et des fissures 


◇ 8 grandes voies 


◇ 2 séances en salle 

◇ 108 longueurs et 37 rappels 


◇ une visite à Petzl Corée 


◇ Un passage chez un cordonnier
, chez un soudeur
, dans un lavomatic
et dans un truc pour laver les voitures 
, chez un soudeur
, dans un lavomatic
et dans un truc pour laver les voitures 
◇ Des cartons et un démontage de vélo 


◇ 30 nuits dehors
et des bivouacs improbables 
et des bivouacs improbables 

◇ Deux visas obtenus 

️

◇ 7 jours de pluie 

◇ Des petites bêtes 


















◇ 2 projections de films 

◇ Un peu d'argent gagné 


◇ Des petits dessins 


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