« A marche forcée », un bouquin incroyable qui
aura occupé de longues heures de Transsibérien quelques jours plus tôt.
Six prisonniers qui s’évadent, par une nuit d’hiver, du camp
303, goulag perdu au fin fond de la Sibérie. Les jours, semaines et mois
suivants seront placés sous le signe de la fuite vers le sud. Marcher, marcher,
marcher toujours et encore ! Absolument pas équipés pour affronter la rudesse
de l’hiver Sibérien et largement sous alimentés ; ils erreront dans le sud
de l’URSS en direction du Baïkal avant de rejoindre la Mongolie, de flirter
avec la mort dans le désert de Gobi pour rejoindre les contreforts enneigés de
l’Himalaya…
Il ne s’agit alors simplement plus de vivre libre mais juste de survivre. Bien que quelques incohérences puissent apparaître au fil des pages (jusqu’à cette fameuse rencontre finale avec deux abominables hommes des neiges !!), on ne saura peut-être jamais véritablement si ce pauvre Slavomir Rawicz aura habilement « pipoté » pour écrire ce récit reconnu comme l’un des incontournables de la littérature d’aventure.
Toujours est-il que cette histoire serait, au minimum, inspirée d’une ou de plusieurs histoires vraies…
Il ne s’agit alors simplement plus de vivre libre mais juste de survivre. Bien que quelques incohérences puissent apparaître au fil des pages (jusqu’à cette fameuse rencontre finale avec deux abominables hommes des neiges !!), on ne saura peut-être jamais véritablement si ce pauvre Slavomir Rawicz aura habilement « pipoté » pour écrire ce récit reconnu comme l’un des incontournables de la littérature d’aventure.
Toujours est-il que cette histoire serait, au minimum, inspirée d’une ou de plusieurs histoires vraies…
Si fuir le calvaire du travail forcé et l’enfer du goulag
sans avoir d’autres choix que souffrir le martyr à cause du froid, de la faim,
de la soif et des blessures peut apparaître comme des causes nobles, comment
expliquer qu’aujourd’hui alors que nous pourrions être en train de nous dorer
la pilule sur une plage des Maldives en mangeant des glaces à la vanille, on
soit là, dans le froid, à marcher sur la glace, vers le nord, alors qu’on en a
déjà plein les pattes ?
La seule différence, c’est que nous, on a pour l’instant largement de quoi manger et le
renard de cette nuit l’a bien compris !
Aujourd’hui, il n’y a pas de vent et pourtant il faut bien
avancer... Nombre de jours de nourriture compté, visa à durée limitée, date du
billet d’avion Moscou-Paris, sans parler de ce nébuleux virus et de la possible
fermeture des frontières !
Alors on marche, on marche et on marche encore… On marche
avec crampons, puis sans. On marche sans bâtons, puis avec. On tire les deux
pulkas accrochées ensemble, puis chacun la sienne. On marche souvent dans la
neige, parfois dans des ornières de voitures, plus rarement sur de la glace
vive… Dommage : la glace, c’est les vacances !
Le passage d’une voiture et de deux hydroglisseurs seront
nos uniques distractions du jour.
Mal aux jambes, mal aux pieds et mal aux hanches à la fin de
la journée. Ce soir, au menu, c’est « riz aux petits légumes du jardin »
(ce n’est pas avec ça que l’on va reprendre des forces !!). On mange en
croisant les doigts (et ce n’est pas si simple !), pour que demain le vent
soit au rendez-vous !
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