mardi 21 novembre 2023

Intermède à 4 roues...!...Escal'A2roues#129





Définitivement les systèmes de visa et de temps impartis dans chaque pays ne sont pas fait pour les voyageurs escargots comme nous.

Encore moins pour les voyageurs lents qui perdent encore du temps dans leurs déplacements en s'arrêtant, en chemin, pour faire des acrobaties sur du rocher .

Une fois encore nous voici poussés dehors par un visa touristique de 3 mois qui expire. S'il est parfois simple de franchir une frontière terrestre et faire un saut de puce dans le pays voisin afin de refaire une nouvelle entrée dans le pays précédent et remettre à zéro son visa, cela s'avère beaucoup moins simple lorsque l'on se retrouve sur une île.

On aurait pu tout simplement décider de quitter le pays et de continuer notre chemin vers le suivant, mais c'était sans compter qu'on avait encore une tonne de choses à découvrir en Australie. Parmi celles-ci, une petite île et de fascinantes formations rocheuses aux airs de bout du monde: la Tasmanie. Traverser la planète et passer à côté de ces merveilles sans s'y arrêter devenait de plus en plus inenvisageable.

Il a donc fallu ruser et mettre aussi quelques- unes de nos convictions de côté pour trouver un moyen de nous retrouver à nouveau en Australie avec un visa tout neuf et à une saison optimale pour aller visiter la Tasmanie.

Les idées les plus farfelues nous sont venues à l'esprit : Traverser l'Australie en train pendant des jours, rejoindre la côte nord et nous rendre en bateau vers l'île de Timor, passer quelques jours à la plage et refaire le trajet en sens inverse. Aller à la nage en Nouvelle-Calédoni,e visiter un ami d'école et revenir en pirogue ou encore s'envoler dans une fusée pour un aller-retour express sur la lune.

Finalement un pays assez proche, deux grandes îles voisines, une visite à ma grande cousine, pas vue depuis des lustres et l'appel des grosses montagnes sont apparus comme une solution relativement raisonnable.


C'est dans ces circonstances que nous nous sommes retrouvés à sauter dans un avion pour la Nouvelle-Zélande après avoir acheté les billets les moins chers du marché.

Ceci était synonyme d'horaires à la noix, de ponctualité de ces derniers toute relative et que chaque gramme de bagage est compté.

Afin d'alléger considérablement la chose, les vélos resteront dans un grand hangar à Melbourne durant cet interlude et par cette même occasion un bout de notre liberté chérie également.

Nous voilà, tels deux voyageurs à deux pattes partant en vacances. Nous voici tels deux backpackers partant à la découverte du monde... à une énorme différence près : nous n'avons pas de sac à dos et le seul grand contenant que l'on ait réussi à se faire prêter est une grande valise en plastique avec une seule roulette sur deux en état de marche. Mobilité réduite, d'autant plus quand on sait que celle-ci est plombée par du matériel d'escalade et de bivouac. Comment ça, les gens voyageant avec des valises ne bivouaquent habituellement pas ?




Ajoutez à cela une tente aux arceaux brisés quelques jours avant notre départ d'Australie et le prêt d'un autre abri de toile vraiment minimaliste : Nous sommes tels deux SDF avec une valise à roulettes pour deux.Ces vacances en valise, furent pour nous une grande première et peut-être sûrement une grande dernière. Comment perdre sa mobilité en acquérant un tel objet ? Comment perdre sa liberté en abandonnant momentanément deux vélos ?

C'est ainsi que nous débarquons à Auckland fin octobre.

Il n'est jamais trop tard pour prendre un virage à 180° dans sa vie !

De bien drôles de vacances dans les vacances allaient, alors, s'offrir à nous : une autre forme de voyage dans le voyage, un intermède à quatre roues, une pause pour les mollets, une parenthèse motorisée, un changement de rythme, de décor, de climat et de moyen de locomotion... il n'en fallait pas plus pour dévarier deux cyclovoyageurs.


Par chance, après une traversée de l'île du Nord en mode valise&autocar sous une pluie battante, nous débarquons à Whanganui chez ma cousine Lauriel.

Cela fait des années qu'elle habite avec ses enfants chez les kiwis sans que je n'ai jamais eu l'occasion de la visiter. C'est désormais chose faite !




Après quelques journées partagées, nous retrouvons une nouvelle forme de liberté de déplacements en transformant sa voiture en camping car, nous sautons ensuite dans un ferry : À nous l'île du Sud !

À suivre ...

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