samedi 24 juin 2023

Fin d'année sauce Vietnamienne #1 •Escal'A2roues#62•








Entre la liste au père Noël, la fabrication des petits sablés et le choix de la tenue du réveillon, le mois de décembre est passé à toute allure et je n'ai même pas eu le temps de vous raconter toutes ces chouettes découvertes vietnamiennes ! Mais par où commencer ?





Hanoï, Hanoï... Vous connaissez la chanson ?

Je pourrais tout d'abord, vous parler de cette jolie capitale dans laquelle on a envie de faire une pause.



Hanoï, c'est vivant sans être trop agité, c'est animé sans être trop bruyant, c'est remuant sans en être pesant.




Dans la fraîcheur de ce premier matin vietnamien, nous avons rendez-vous ! Dans le registre des rencontres improbables à l'autre bout du monde, c'est Francis et Véro, deux amis de toute la vie qui nous attendent pour le café sur ce bout de trottoir d'Hanoï !

C'est en cette excellente compagnie que nous goûtons notre premier café aux oeufs vietnamien.





Guidés, de bonne adresse en bonne adresse, nous dégustons notre premier "Bun Cha" (soupe avec de la viande de porc, des nouilles de riz et plein d'herbes) suivi de notre premier "sua chua nep cam", yaourt, riz noir et glace pilée.

Les saveurs et l'appétit sont définitivement de retour et ça fait plaisir !


Après plus d'un mois et demi raplapla, nos estomacs reprennent du service, nos papilles frétillent à nouveau et l'aiguille va pouvoir regrimper sur la balance ! Reste un petit covid à évacuer, quelques gélules de vitamines à avaler et l'énergie devrait revenir petit à petit.

Ce jour là, il y a tant de choses à se raconter que je consomme ce qu'il me reste de voix : le repos des cordes vocales ce sera pour plus tard !




Quels bons moments !

Que pouvions nous espérer de mieux pour fêter cette toute première journée ?




Les jours suivants sont comme une partition qui se déroule sur ce pays encore inconnu.

Hanoï, Hanoï... Sur un air musical et sur les belles paroles de la Grande Sophie, Hanoï, nous te découvrons.


Nous marchons sur tes trottoirs encombrés de deux roues stationnés ou slalomant entre tous ces minis tabourets servant de terrasses aux restaurants ambulants.






Nous nous promenons autour de ton lac et observons ces gens qui flannent, ces enfants qui jouent, ces amoureux pour qui la terre s'arrête un temps de tourner. Nous traversons tes ruelles, zigzaguant entre scooters et klaxons, entre vélos et chargements, entre piétons et palanches...



Nous profitons de tes soirées animées et nous découvrons tes jeunes danseurs connectés. Devant tes temples nous nous arrêtons et écoutons de longues minutes tes musiciens, souvent malvoyants, promener leurs doigts sur cet incroyable instrument monocorde.

A cet autre croisement, nous regardons tes artistes et ces pièces de théâtre de rue.



Tes fameux rails urbains et ton train qui semble rouler dans une ruelle, juste sous le nez des badauds occupés à boire un café.






Tes façades coloniales un peu délabrées et leurs balcons envahis de végétation...

Sur tes placettes, tes marchés matinaux sont un vrai petit spectacle. Vendeuses assises à même le sol, étals de fruits de toutes formes, de légumes frais, de viande en train d'être découpée, de poissons encore vivants, de grenouilles qui se demandent ce qu'elles font là ou encore de fleurs multicolores.







Au beau milieu de ce petit bazar, des piétons chargés de leurs commissions, des vélos qui roulent ou encore ces hommes et ces femmes coiffés de chapeaux de paille pointus équilibristes, palanches sur l'épaule. Contenants en équilibre qui rasent le sol sans jamais le heurter.









Nous patientons à tes carrefours où le flux peut être ininterrompu. Avec nos vélos, nous apportons notre eau au moulin et nous nous noyons dans ce véritable flot humain.




Partout, tes drapeaux rouges étoilés flottent au vent. Jamais loin le marteau et la faucille s'affichent fièrement.

Ton ciel gris et tes températures fraîches, nous font faire un saut illico dans l'hiver ou l'automne, tout du moins !



Ici, nous partageons quelques journées avec Laure, ma tante voyageuse, appareil photo en bandoulière.

Quelle joie de se retrouver à l'autre bout du monde et de partager ces quelques instants ensemble !

☆ 3 éléphants dans un magasin de porcelaine...

Une journée à passer d'atelier de potier en atelier de potier en découvrant des techniques industrielles, des savoir-faire ancestraux et des fours grands comme notre camion !




Travail à la chaîne et industrie monumentale de la poterie, le rendement est juste incroyable et les stocks vraiment énormes. Pour autant entre un bout d'argile et une pièce prête à l'emploi, les étapes et les gestes à accomplir sont incalculables et le travail considérable !




Je suis comme un poisson dans l'eau dans ces immenses ateliers poussiéreux, à essayer de mémoriser chaque geste et à avaler ces relents d'émaux.






Si vous vous retrouvez un jour avec une poterie style chinois entre vos mains, pensez y, elle vient sûrement d'ici !



☆ Cat Ba, camp de base

Cat Ba ne ressemble pourtant en rien au campement au pied d'une montagne. Ici, pas de tente mais des hôtels de plusieurs étages ; pas d'alpinistes mais des pêcheurs ; pas de sommets pointus à l'horizon mais l'océan et des collines aux formes originales.



Mais sur l'île de Cat Ba, il y a quand même des falaises et c'est ici que nous remettons nos chaussons d'escalade pour la toute première fois depuis 7 mois. Approche à vélo et bonnes côtes, rocher gris et renversant, prises crochetantes. Back sur les bacs !




Devers et caillou tranchant comme des lames de rasoir, il n'en fallait pas plus pour nos petits bras de cyclistes, nos doigts d'artistes et nos pieds de vacanciers !

La joie d'être de retour à la verticale, nous fait, dans un premier temps, oublier tous ces désagréments avant qu'il ne faille se rendre à l'évidence : très vite un jour de pause s'impose !



Nous visitons tour à tour différents secteurs, les bras reprennent du service alors que les pieds comprennent que le confinement est à nouveau d'actualité !

Et le jour de repos, pas de grimpe, pas de vélo...

Mais devinez ce qu'on fait ?! On pédale avec les bras, pardi !

Je vous raconte ça au prochain épisode !

À suivre...

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