samedi 24 août 2013

Stage été GEAN "Acte 1"


La semaine dernière, nous étions en stage avec le GEAN, notre dernier stage commençait à dater un peu, c’était au mois d’avril pour la révision des fontamentaux de l’alpinisme.

Pour ce nouveau stage, le terrain de jeu sera : le massif du Mont Blanc !
Alors que la météo est plus que correcte à Chamonix depuis le début de l’été, nous tombons sur LA semaine de mauvais, il en fallait bien une et ben… c’est celle la ! Pas de chance !

Nous arrivons quand même à trouver deux fenêtres météo, en début et en fin de semaine pour aller faire un tour en montagne.

Dès lundi matin, nous fonçons en Italie, direction le Grand Capucin ! Je n’ai encore jamais grimpé sur cette énorme aiguille de granit orangé et je suis donc super contente de découvrir les lieux, même si j’ai un peu peur que ça grimpe un peu (trop) pour moi, vu mon niveau du moment en escalade !


Nous choisissons de partir dans « La Directe des Capucines », voie moins classique que certaines autres et qui ne nécessite pas de remonter un couloir miteux avec des cailloux qui descendent à 200km/h !

Aujourd’hui, nous grimpons entre filles, je suis encordée avec Ingrid.
Nous attaquons un peu à gauche du départ original pour cause de grosse rimaye puis en une ou deux longueurs vers la droite, nous rattrapons la voie. Le caillou est bon, il fait chaud, c’est cool !







Une petite variante dans un dièdre/fissure à gauche en gros 6c me vide mon capital bras ! Nous croisons la Bonatti puis nous arrivons aux longueurs dures de  la « Directe des Capucines », 6c puis 6b, dièdre puis traversée, pieds choucroutes, sous un toit où nous posons (enfin) nos n°4 et n°5 ! Et oui, du matos on en a : 2 jeux de camalots avec deux n°4 et n°5, un jeu de C3…




Arrivées sur les terrasses, nous choisissons de sortir par la Bonatti, même si ça grimpe plus, plutôt que de basculer en face nord car ça commence vraiment à cailler. On est parti light, une doudoune pour deux, parfait !





Les dernières longueurs sont magnifiques mais on a vraiment trop froid pour grimper en libre, en plus il est tard, l’heure tourne et les nuages avancent ; maintenant il faut sortir !

Les rappels s’enchainent dans « L’écho des alpages » qui, au passage, semble être une super belle ligne…
Un peu de marche et retour tardif au refuge vers 22h !
C’était ma première visite au Grand Cap’, à quand la prochaine ?!


dimanche 4 août 2013

Mont Blanc via la Kuffner



Ce mercredi, avec Charles nous grimpons chacun de notre coté, lui grimpe à la Tour Ronde avec Vincent, et moi je grimpe à l'Aiguille du Midi avec François. 
En fin d'après midi, nous nous rejoignons au refuge de Torino (vu que nous ne sommes pas trop motivés pour nous balader chacun seul sur le glacier et nous rejoindre à la Fourche), notre objectif pour le lendemain: l’arête Kuffner au Mont Maudit.

Nous choisissons de partir de Torino assez tôt voir très tôt! Réveil minuit, une petite nuit bien courte!


A 00h30, nous décollons du refuge où nous croisons les retardataires de la veille qui rentre à peine de leur course! 

1h30 plus tard, nous sommes dans la Combe Maudite, nous rejoignons l'arête par l'attaque directe, en empruntant un couloir d'une centaine de mètre assez raide. Il ne fait pas très froid mais le regel est correct et nous ne regrettons pas d'avoir pris 2 piolets! On traverse  la rimaye par un passage un peu raide mais qui passe bien.



Une trace bien visible nous indique le chemin à suivre, les conditions sont excellentes et ça avance assez vite. Nous prenons la directions du premier ressaut et nous pouvons voir une petite file de frontales derrière nous, le refuge s'est réveillé!Nous avons une bonne petite avance et c'est confortable, nous avons l'arête pour nous!

Après quelques passages de mixte, nous nous retrouvons au pied de l'Androsace, solide gendarme posé sur le fil de l'arête. Nous le contournons par la gauche puis remontons sur le fil par un petit pas en fissure. Une belle arête de neige cornichée nous mène au pied du second ressaut.



Nous alternons passage de mixte et de neige jusqu'à l'épaule NE où le jour se lève avec toutes ses nuances de couleurs... Il fait grand beau, la vue est imprenable, on en prend plein les yeux! C'est trop beau, on ne regrette pas le détour!







Nous poursuivons l'arête jusqu'au sommet du Maudit, la dernière pente et un peu chargée en neige et nous choisissons de finir directement dans les rochers...





En route vers le sommet du Maudit
Vers 7h, nous sommes sur le sommet rocheux du Maudit, le Mont Blanc ne semble pas si loin, on se regarde: "allez! on continue!"



Après une petite pause, nous rejoignons la trace surtracée en direction du sommet... Nous ne nous sentons plus très seuls maintenant !
Vers 9h30, nous sommes au sommet du Mont Blanc, on est contents! C'est vraiment une journée parfaite!


Sommet du Mont Blanc
Nous reprenons assez vite le chemin du retour par les 3 monts, il commence à faire vraiment très chaud...

C'était notre première course ensemble et c'était vraiment classe! 
Hâte de regrimper avec toi Charles!



samedi 3 août 2013

François, Charles, Lara: Premiers de corvée!



Bons gros orages et fortes pluies hier toute la journée, il a neigé un peu en montagne et le rocher dégouline… On est pourtant bien motivés pour grimper ! Charles et par là quelques jours et François a encore une journée libre, il faut en profiter !

François dans la seconde longueur

Je repense alors à cette ligne que j’avais repérée l’an dernier en grimpant dans Ex Libris au Brévent. C’est « Premier de corvée » : la voie commence dans un mur puis suit un grand dièdre bien vertical à l’aplomb de la benne, à peine 180m ce qui nous permet de commencer à grimper un peu tard en attendant que cela finisse de sécher.


Il y a quatre longueurs dans le 6c/7a semi équipé. Nous emportons un bon jeu de friends en doublant le 3 et en emportant le 4 qui nous seront utiles surtout dans la troisième et quatrième longueur.

Sortie de la 3 ème longueur

Nous sommes dans les nuages et nous gardons les gore tex toute la voie, au relais on se caille un peu !
 Nous nous partageons les longueurs, François attaque en premier, les petites réglettes de la première longueur nous réveillent les doigts. Il continue devant pour une deuxième jolie longueur puis me  passe le relais pour la troisième avec un départ bien physique et une fissure large où je jette mon numéro 4 ! Enfin c’est Charles qui se fait plaisir dans la dernière longueur, beau mur vertical fracturé avec de belles fissures à doigts, vraiment sympa!


froid aux mains??

Dernière longueur








On est bien contents d’être venus faire un tour au Brévent et d’avoir découvert cette voie bien classe ! 



vendredi 2 août 2013

Visite à Fidel Fiasco...


Bon maintenant, il faut passer aux choses sérieuses : reprise de la grimpe ! Cela faisait pas mal de temps que je n’avais pas vraiment touché de cailloux (mise à part 2 ou 3 jours au Pérou), mes derniers souvenirs de grimpe c’était Oléos avec Bast en avril, autant dire que ça date un peu !!

François est dispo, nous choisissons d’aller faire « Fidel Fiasco » à Blaitière, une voie dans le 6b/6c, nous avions déjà repéré cette voie l’an dernier, et il parait que c’est super joli… mais pas facile !
Les noms des voies de ce secteur m’amusent bien : Deux goals, Nabot Léon, L’eau rance d’Arabie, Majorette Thatcher…

Nous partons donc pour le plan de l’aiguille, nous partageons la marche d’approche avec deux copains  qui vont faire une voie plus à droite.
Nous attaquons la voie en mode doudoune, gore tex et gants au relais, il y a un vent de fou et il ne fait vraiment pas chaud !



Les premières longueurs donnent le ton, la journée va être longue !  Petits pas de dalle, fissures à doigts, à mains voir à poings ! La voie est bien soutenue avec les longueurs dures dans la partie finale, pas une longueur cadeau pour souffler et surtout accélérer un peu car l’heure tourne ! (…hum ça sent le retour à Cham à pied !)



 Pour François ça déroule, il hurle à tout bout de champ : « dément, c’est dément ce caillou ! » « trop beau !! », de mon coté, j’ai zéro confiance en mes pieds, et j’ai un peu peur mais je ne râle même pas (si si c’est vrai !) parce que c’est vrai que c’est beau !


 Finalement au bout de quelques longueurs, je commence à oser poser les pieds à plat, à retrouver les coincements dans les fissures et je me régale de regrimper en tête…alors que je commençais à comprendre et ben voilà… je suis fatiguée, dommage !! Va falloir reprendre de la conti !





Les dernières longueurs dures nous mènent jusqu’au sommet de la voie, on est bien contents de cette belle grimpe et bien contents que ce soit fini aussi ! Nous attaquons une série de rappels qui nous ramènent au pied de la voie puis nous rejoignons le sentier qui nous ramène au Plan de l’Aiguille où la dernière benne est partie il y a bien longtemps !!

Rien de mieux qu’une petite redescente à pied en grosse jusqu’au fond de la vallée pour clôturer une bonne journée de grimpe avec son amoureux !



Stage linguistique à l’Aiguille du moine



Comme quoi boire des coups cela a parfois du bon…cela faisait quelques jours que j’étais à Chamonix sans encore être allé en montagne, mise à part quelques balades en solitaire, vu que je e trouvais pas de compagnons de cordée !
C’est autour d’une bière que je fais connaissance avec Pipi, amie d’amis d’amis… bref… Pipi est espagnole, elle vit à Grenade et est de passage à Chamonix entre deux trips. Elle est seule et je comprends qu’elle aimerait bien se balader un peu par là, elle nous dit qu’elle a réservé le refuge du Couvercle pour le lendemain. Je saute sur l’occasion en lui proposant de la rejoindre au refuge le soir et d’aller faire un petit tour au Moine le lendemain : elle est ravie et moi aussi !
Venga ! C’est parti !

Nous tentons de nous entendre et de nous mettre d’accord sur un certains nombre de choses : voie, matos, topo, rendez vous… ah oui ! simple détail : Pipi ne parle pas du tout Français, heureusement les restes d’ « Espagnol Péruvien » sont là et j’arrive à me faire comprendre tant bien que mal !

Je lui propose l’arête Sud du Moine, c’est par trop dur, pas trop long, il faut chercher un peu l’itinéraire, négocier une descente en désescalade en cherchant les passages les plus faciles et c’est l’occasion de grimper en grosses… Ce sera parfait pour se remettre dans le bain « montagne » et faire un peu plus connaissance !

Nous nous retrouvons au refuge en fin d’aprem, Nous discutons pas mal et finalement je me surprends à arriver à parler de tout et de rien en ce qui ressemble à de l’Espagnol, ça déroule, c’est cool ! Du coup on blablate toute la soirée ! Des vraies « chicas » !

Pas mal de cordée ont le même objectif que nous pour demain, dont deux groupes importants, on essaiera d’être les premières, nous comptons bien arriver au Montenvers avant le dernier train !!
Réveil 4h, nous nous speedons un peu pour nous préparer, déjeuner et pour la marche d’approche. Vers 5h30, nous passons la rimaye et nous commençons à grimpe d’abord dans la face puis par une grande diagonale à gauche et quelques  dièdres cheminées nous rejoignons l’arête proprement dite. 
 


Nous continuons tantôt versant Charpoua tantôt versant Mer de glace… ça grimpe un peu dans le V/V+ avec les grosses aux pieds mais c’est super ! Je me régale d’être devant et de chercher le cheminement et derrière ça suit super bien! Génial !
Vers 9h30, on débouche au sommet, on prend quelques photos, on mange un peu et on rigole bien !!

 
Pour la descente c’est simple : il faut chercher le plus facile, c’est par là ! Parfois quelques cairns (« Itos » en espagnol !!) nous montrent le chemin mais parfois nous conduisent à des anneaux de rappels, nous cherchons donc un autre passage, le but du jeu est d’arriver à descendre sans poser de rappels !
Finalement 2 heures plus tard nous sommes de retour sur le névé au pied de la face.

Nous sommes bien contentes, c’était une  petite course vraiment sympa sans personne !



Retour au refuge et redescente des échelles du Couvercle pour atteindre la Mer de glace toujours en papotant, la remontée au Montenvers nous calme un peu et là on se tait un quelques minutes!

Pour moi c’est la journée des premières : première fois que je grimpe au Moine, première fois que je fais une course en montagne avec une nana, et première fois que je crie « Reunion » quand je fais un relais!

Bilan : une bonne journée, une jolie voie et une nouvelle copine et quelques progrès en Espagnol !

A quand une session grimpe à Grenade ?